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Friday, December 16, 2011

Le Moulin à Poudre en danger de mort

Le Moulin à Poudre est propriété de l’état mauricien.

C'est le plus important ensemble d'architecture civile néogothique subsistant à Maurice. Il est formé de 3 bâtiments en pierre de taille placés  en U, ainsi que d’une haute tour en pierre de trois niveaux et un gros puits en pierre attenant.



Entre autres éléments architecturaux remarquables, les hautes portes des édifices latéraux rappellent le style de Charles Rennie Mackintosh, architecte et designer le plus connu et reconnu d’Ecosse, gourou du mouvement Arts &  Crafts. L’une d’elle a été jetée dans le jardin à l’abandon où elle pourri sous les averses tropicales.





Les bâtiments n’ont fait l’objet d’aucun entretien depuis des décennies. Les toits en bardeaux, eventrés ou disparus, occasionnent des dommages irréversibles aux nombreux éléments en bois : planchers, escaliers, plafonds, portes et fenêtres.






Ironie du sort, un bâtiment tout neuf en béton a été construit à l’entrée du jardin… Et personne n’a pensé que ce budget aurait pu aller a l’entretien des vastes bâtiments anciens, livrés à eux-mêmes.


Le Moulin à Poudre tombe en ruines.

Photo ci-dessus extraite d'un article du Matinal: http://www.lematinal.com/news/local-news/423-Prservation-patrimoine-srieux-retard-rattraper.html

Le marché de Rose-Hill en sursis

Image

Construit en 1930, le marché de Rose Hill fut partiellement reconstruit en 1954. Il a toutefois conservé ses belles grilles en fer forgé et un beau travail de pierre de taille notamment (mur, piliers).

Aujourd’hui, c’est le plus important du pays, après le marché Central de Port-Louis.

La "municipalité" prévoit de le détruire afin de construire un marché neuf.

http://www.bbrh.org/index.php?option=com_content&task=view&id=44&Itemid=115

Viols collectifs en série à Maurice

Florilège d’articles de journaux:

11.12.2011: 24 ans de prison à deux jeunes pour le viol collectif d’une femme de 49 ans
Deux jeunes habitants de Quatre-Bornes ont été condamnés par la Cour d’Assises le vendredi 9 décembre à 24 ans de prison pour le viol collectif d’une quadragénaire dans la nuit du 1er juin 2009 à la route Bassin. La juge Premila Balgobin a estimé que le ministère public a réuni suffisamment de preuves contre Govinda Narain Carpenen, 22 ans, et Géraldo Reine de Carthage, 18 ans.
24 ans de prison à deux jeunes pour le viol collectif d’une femme de 49 ans






24.10.2011 viol collectif sur une jeune femme de 26 ans
Jean-Claude Nampoongah, âgé de 33 ans et considéré comme le chef de cette bande qui écumaient les plages de Balaclava et de Petite-Pointe-aux-Piments. Il devra purger une peine de 24 ans de prison. Ses complices, Lee Marvin Raymond, 23 ans, ainsi que les frères Kevin et Steve Vaillant âgés de 24 et de 21 ans respectivement, ont eux, été condamnés à 22 ans de prison. Le cinquième accusé, Vinay Narain âgé de 22 ans écope, pour sa part, de 21 ans de servitude pénale.

19.10.2011: Cour d’Assises : Cinq jeunes plaident coupable pour le viol collectif d’une jeune femme de 26 ans à Balaclava

6.9.2011 Viol collectif d'une touriste française de 25 ans
 Le viol a eu lieu dans un resort de la côte sud-ouest vers minuit. La jeune femme dormait aux côtés de son compagnon lorsqu’au moins six hommes ont fait irruption dans leur chambre d'hôtel. Les violeurs les ont endormis en leur faisant une injection au cou. La Française explique que son compagnon était tellement groggy qui ne s’est réveillé que mardi matin. Peandant ce temps, la jeune femme a été violée par ces six hommes. http://www.zinfos974.com/Maurice-Droguee-une-Francaise-est-victime-d-un-viol-collectif_a31940.html

17.08.2011. Viol à Flic-en-Flac : l’agresseur n’est autre que le vigile
L'expatriée allemande résidant dans un bloc d'appartements a été victime du vigile censé assurer la sécurité des résidents. L’agresseur est passé aux aveux.

3.8.2011 Viol et meurtre à Ste-Croix : la police se perd dans les versions contradictoires des suspectsViol et le meurtre de Marie Belle Orange Regini, 80 ans, à son domicile.

Article du magazine francais ELLE: "Ile Maurice : 2 Françaises portent plainte pour viols"
http://www.elle.fr/Societe/News/Ile-Maurice-2-Francaises-portent-plainte-pour-viols-977676/(affichage)/avis/(listing)/all

Informations non publiées dans la presse :
Mlle B se rend chez son gynécologue qui lui recommande de se méfier : 4 de ses patientes franco-mauriciennes se sont fait violer en l’espace de deux semaines. Aucune n’a porté plainte.

Mme D, 82 ans, hémiplégique, violée dans son appartement par deux cambrioleurs.

Burran House, un domaine colonial en danger

A Maurice les grandes maisons de bois des villes des hauts plateaux, avec leurs grands jardins agrémentés de pelouses et vergers derrière des haies en bambous, s’appelaient des « campagnes ». Il y en avait des centaines. On disait par exemple « connais-tu la campagne de la famille X ? » ou bien « je suis passé devant la campagne des Y ».

Ironiquement, toutes ces « campagnes» se trouvaient dans ce que les mauriciens appellent « les villes des hauts ». Il y en a 7, qui se touchent toutes : Beau Bassin, Rose Hill, Moka, Quatre Bornes, Phoenix, Vacoas et Curepipe.

Les villes des hauts étaient une juxtaposition de campagnes.

Puis les villes jardins se sont transformées en stériles amas de béton. La vie des « campagnes » dura 100 ans, des années 1860 aux années 1960.

La destruction par centaines des campagnes a profondément modifié la physionomie de l’île et la vie des ses habitants.

En 2011, l’île Maurice compte moins d’une dizaine de campagnes.

 

Cette grande maison coloniale, typiquement mauricienne, a une longue histoire. Emblématique des maisons mauriciennes du XIXe siècle, elle est construite entièrement en bois sur un sous bassement en pierres de taille. Sa varangue est carrelée d’un damier de marbre blanc et noir tandis que les pièces intérieures sont toutes en planchers de bois précieux. La superficie bâtie est de 450m2.

Un jour, la maison devint hôtel. Sous le grand comble en bardeaux de bois, les propriétaires anglais de l’époque coloniale recevaient les fonctionnaires britanniques fraîchement débarqués dans l’île, alors Colony of Mauritius. Des bâtiments annexes, agrémentés de varangues, furent reliés a la maison principale afin d’accueillir plus de résidents.

Puis un Mauricien acquit la propriété, et l’hôtel redevint maison.

Années 2010. Avec la mort de ce dernier propriétaire, la maison est mise en vente. Cernée par les autoroutes, coincée entre les hypermarchés, centres commerciaux et usines qui ont supplanté les champs de canne, le terrain de près de deux hectares ne manquera pas d’attirer l’attention des « développeurs ».

Il faut sauver Burran House.






Monday, September 26, 2011

Anahita / Four Seasons Hotel



Dragage du lagon, destruction de la mangrove, création de plages artificielles

Les promoteurs n'hésitent plus à créer des plages artificielles en détruisant la mangrove. C'est le cas à Beau Champ, sur la cote est de l'île. Beau Champ a depuis été débaptisé en Anahita / Hotel Four Seasons.

La photo compare la situation en 2003 et 2009, elle illustre :
- la création d’une plage artificielle
- la destruction de la mangrove
- le creusement d’une baie à la place du mince chenal qui existait dans la mangrove
- l’arrosage artificiel nécessaire au golf (de nombreux Mauriciens subissent de graves restrictions d’eau et/ou n’ont accès a l’eau courante que quelques heures par jour)

Voir la video extraite de l’emission« Thalassa » du 23 avril 2010.




Dredging the lagoon, destroying the mangrove, building artificial beaches

Mauritian promoters don’t hesitate to destroy the island’s mangroves in order to create artificial beaches, as is the case in Beau Champ on the east coast. Beau Champ is now called Anahita / Four Seasons Hotel.

The screen capture from Google Earth compares the situation in 2003-2009: it shows the extent of the damage caused to the coast.

The number 1 French TV program focusing on the ocean is called “Thalassa”. The video is a report aired on “France 3” TV channel on 23rd April 2010.

Thursday, July 21, 2011

mort d’une maison coloniale, épisode 2


BEFORE / AVANT


AFTER / APRES



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Come in...

This colonial house was built in the XIXth century in Pamplemousses, in Northern Mauritius.

In the late XIXth century or early XXth century, it has been "moved" to Beau Bassin on the central plateau, where it stood among huge tropical fruit trees.

In 2010, the house was torn down oby its new owner, a well known Mauritian businessman.

Whether it is natural sites or heritage buildings, Mauritians keep on neglecting and destroying the quintessential beauty of the island.

SITE PLAN:


THE INSIDE PRIOR TO DEMOLITION:


FRONT PORCH


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Souvent au XIXe siècle, quelquefois au XXe, on “bougeait” les maisons à Maurice: démantelée pièce par pièce, une maison était reconstruite ailleurs. Un exemple célèbre est la Malmaison, construite à Moka au XIXe siècle : en 1902, elle fut démantelée et reconstruite à Curepipe pour y servir d’hôtel de ville.

 
Détail d'une porte de la varangue avant:
chaque maison coloniale mauricienne avait un modele de porte unique.
Les impostes quasi-règlementaires (bien moins fréquentes à la Réunion)
assuraient une aération constante.

Au XIXe siècle, la maison coloniale que l’on voit sur ces photos fut construite sur une propriété sucrière de Pamplemousses, dans le nord de l’île. Construite en pierre de taille et bois, elle fut démantelée et reconstruite à Beau Bassin à la fin du XIXe ou au début du XXe siècle. De « maison de propriété », elle est devenue « maison de ville ». La famille Maurice l’a habitée jusqu'à sa démolition en 2010 par son nouvel acquéreur, « homme d’affaires bien connu » comme on dit à Maurice. 




 

A l’origine, la maison comportait 8 pièces: 4 au centre de la maison, 4 dans les tourelles. Chaque façade comportait une varangue soutenue par deux colonnes toscanes, carrelée de marbre noir et blanc ou de tomettes en terre cuite.

La varangue de droite fut plus tard supprimée afin d’y installer une salle à manger ; la varangue de gauche ainsi que celle du fond furent vitrées afin d’y installer des salles de bain. Plus tard encore,  les 4 pièces du corps de logis central furent réunies en une seule.
 
Le salon comportait un vieux Pleyel aujourd'hui chez un collectionneur

La destruction du patrimoine bâti et naturel continue encore et toujours à Maurice.
Jour après jour, ont égratigne la beauté cette île. 
Pour ceux qui ont connu « avant », Maurice n’est plus que l’ombre d’elle-même.


La maison filmée en 2006: luxe tout simple du chant des oiseaux

Monday, July 18, 2011

Mort d'une maison coloniale

Béthanie juste après la vente de la propriété, en 2003

Béthanie était une des belles propriétés coloniales de Beau Bassin. La maison principale fut construite autour de 1850. Le parc comportait de nombreux intendances (ficus microcarpa), majestueux arbres au port de parasol, sans doute plantés au moment de la construction de la maison. A droite de la varangue avant, un grand bassin rond en pierre sous les frondaisons. Au fond a droite, les jolies dépendances en bois sous tôle, toutes blanches, le long d’une courette pavée.




Etat des dégradations après la vente de la maison:
vol ou effondrement de la ballustrade par manque d'entretien,
peinture ecaillée, jardin mal entretenu

Comme presque toutes les maisons coloniales mauriciennes du XIXe siècle, Béthanie comportait un corps de bâtiment central en bois sous comble de bardeaux, ouvrant sur une varangue sur plusieurs côtés. Au centre de la varangue avant, un porche soutenu par des colonnettes octogonales à chapitaux toscan signalait le perron en pierre, dont chaque marche se terminait par un bec recourbé. Orientée à l’est, une varangue vitrée encadrée de deux tourelles donnait sur un jardin en espalier. On accédait à chaque degré par des perrons en pierre de taille. Les varangues bordées de moellons en pierre de taille etait carrelées de tomettes en terre cuite importées d'Aubagne, dans le sud de la France, réalisees en 1850.




La maison après plusieurs années d'abandon, jsute avant la démolition

Vers l’an 2000, la campagne fut vendue à un riche homme d’affaire mauricien. Entre la beauté du lieu et les roupies sonnantes et trébuchantes, le choix était vite fait : il fallait détruire plutôt que préserver. Dans l’indifférence générale, le sort de Béthanie était scellé.


Charpente d'une des tourelles

Démolisseur à l'oeuvre: destruction de la varangue nord, 2009.

La charpente en train d'etre détruite

La maison âgée de près de 160 ans fut démolie en 2009, le jardin est en train d’être morcelé. Les premiers lots vendus sont déjà recouverts d’une marée de béton haute de plusieurs étages. Les intendances gigantesques sont abattus les uns après les autres.

Voila en quelques étapes la mort d’une maison coloniale.