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Sunday, February 12, 2012

Destruction de la plage de Tamarin par l'administartion mauricienne: vidéo

http://www.youtube.com/watch?v=VOK_VwSa0Dg&feature=youtu.be


La veille de ces images, une trentaine de camions de sables ont été extraits du lagon de Tamarin et emportés pour des raisons inconnues à Peyrébère au nord de l’île, cela à l’instigation de l’administration mauricienne.


Précisons que l’extraction de sable est strictement interdite à Maurice pour des raisons environnementales depuis les années 1990. Interdite, sauf pour l’état lui-même apparemment. Et qu’importe les conséquences pour l’environnement de l’île.







Au lieu de détruire ainsi la nature, l’état ferait mieux de revoir sa politique environnementale. La Rivière du Rempart et son embouchure à Tamarin sont en effet directement menacés par les décisions récentes de l’état mauricien:
  1. d’une part il a ordonné des travaux en amont au niveau de Mare Longue qui diminuent considérablement le débit de la rivière,
  2. d’autre part il a octroyés des permis de construire à tout va le long de la rivière, notamment pour 3 projets IRS (des centaines d'appartements, maisons et chambres d'hôtel).

Thursday, January 19, 2012

A Calodyne, les pêcheurs ne veulent pas qu’on bouleverse le lagon

Conflit ouvert entre les pêcheurs de Calodyne (nord-est de Maurice) et la direction du futur hôtel Les Créolias : la construction de cet hôtel comprend en effet d’importants travaux dits de  « réhabilitation » du lagon.

Les travaux consistent à évacuer la vase et le sable du site afin de baisser le niveau du lagon d'un mètre. Le sable elevé du lagon servira à créer une plage artificielle et à redessiner le lagon, créant ainsi de nouveaux courants. Les pêcheurs (et eux seulement) dénoncent ces travaux qui menacent l’écosystème.

L'extractio de sable du lagon est interdite par la loi à Maurice. Pourtant c'est exactement ce qui se passe ici.


Le président de l’Association des Pêcheurs de l’île Maurice estime que le Ministère de l’Environnement n’aurait pas dû accorder d’Environment Impact Assessment (EIA) au promoteur : le permis EIA  doit en théorie garantir que les travaux n’auront aucun impact sur l’environnement, ce qui n’est pas le cas ici.

Les promoteurs de l’hôtel, eux, se retranchent derrière ce permis EIA, obtenu du Ministère de l’Environnement, qui leur donne le droit de faire des travaux  sur terre et dans la mer. 

Les promoteurs des Créolias ont consigné une déposition à la police concernant la présence des pêcheurs sur le site, tandis que ces derniers travaillent en ce moment avec des juristes afin de voir comment s’opposer à ces travaux.


Les Créolias :
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Terrain à bail obtenu du gouvernement mauricien en mars 2011 : 15 arpents comprenant un front de mer de 250 mètres et deux îlots
Coût de construction : EURO35 millions
Nombre de chambres : 215
Ouverture prévue, septembre 2013




A Maurice, les projets d’hôtels et résidences pour étrangers sont de plus en plus nombreux. Ils comprennent de plus en plus souvent de gigantesques  travaux redessinant la cote de l’île. Par endroit, elle méconnaissable.

Les pêcheurs font partie des rares opposants à cette situation, même s’ils recherchent parfois simplement une compensation financière. En somme, pas grand monde fait pas grand-chose pour que cela change, et  des milliers de villas, appartements et hôtels seront construits sur l’île dans le moyen terme.

Comme il ne reste quasiment plus de plages disponibles à Maurice, ou bien on fait en sorte de déloger les occupants mauriciens actuels de la cote (taxes immobilières prohibitives), ou bien on crée des plages artificielles sur les emplacements encore inoccupés, phénomène qui se généralise.

Maurice n’est plus un pays qu’on doit aimer, servir et protéger. Maurice est un moyen - de se faire de l’argent.


Monday, January 2, 2012

A Maurice, la nature finit par dire non à tous les excès. Mais pas les hommes.

Avant, l’île aux Cerfs c’était LA « carte postale » la plus connue de Maurice.

Et puis, au début des années 2000 un groupe hôtelier mauricien demanda et obtint de l’état la privatisation de ce bien public.

L’embarcadère de toujours qu’empruntaient Mauriciens et touristes pour se rendre sur l’île leur fut dès lors interdit, et réservé aux seuls clients dudit groupe hôtelier chaussés de marron et de blanc. C’est que celui-ci demanda et obtint aussi un permis pour construire un parcours de golf sur ce joyau naturel de l’île Maurice.

Le Golf de l'Ile aux Cerfs

Les arbres furent coupés, la terre et le sable retournés et câblés, et le golf fut construit.  Problème, l’île ne dispose pas de ressources en eau… Pas de problème, un réseau de canalisations fut créé dans la mer pour pouvoir arroser l’herbe à golfeur. Tout ça parce que le premier terrain de golf de l’histoire fut créé à St Andrews, en Ecosse, lieu pluvieux et vallonné, donc tous les golfs du monde se doivent d’être à son image. C’est ça, un golf : l’Ecosse, n’importe où.



Résultat : après quelques années d’exploitation, le canal séparant l’île aux Cerfs de l’îlot Mangenie se boucha. Ce canal s’appelle (s’appelait) en effet « la passe Grand Courant », mais avec la présence des canalisations sous-marines maintenues par des lests, l’arrosage intensif du green et la pollution des nombreux bateaux qui fréquentent le lieu, le courant ne passe plus. Et le plus bel endroit de l’île aux Cerfs, peut être du monde, s’est transformé en marécage glauque aux eaux stagnantes. Les algues vertes y pullulent, dégageant une odeur pestilentielle.

Et la carte postale n’existe plus que dans les boutiques de souvenir.




Mais tout ça ne compte pas, seul compte le « développement » de Maurice :

-        ce même groupe hôtelier lorgne à présent sur l’île voisine, l’îlot Mangénie, ou il souhaite construire des suites d’hôtel… Nous verrons si cette fois-ci encore il obtient son permis, mais on peut raisonnablement parier que oui. Faites vos jeux, rien ne va plus à l’île Maurice.

-        un autre conglomérat mauricien a pour projet de transformer la mangrove aui borde ce lagon « resorts» et  « villas IRS de luxe ». Nous pouvons parier sur des plages artificielles en remplacement de la mangrove, phénomène de plus en plus courant a Maurice. Ce lieux jusqu’ici épargné s’appelle Beau Rivage, mais on poussera sans doute le « développement » jusqu’à effacer des mémoires ce nom trop mauricien pour en autre plus « exotique », à l’instar de tous les AnahitA, TamarinA, ShankarA, TahitiA et autres MelliA VillA qui envahissent l’île.

On arrête pas le « progrès »… mais on devrait peut-être quand même y songer quand il prend ce visage.

Mangrove de Beau Rivage, aspect actuel

Vue d'ensemble

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De la ressource en eau à Maurice :

L’eau est rare à Maurice.

De nombreuses familles mauriciennes ne bénéficient souvent que de quelques heures d’approvisionnement très tôt le matin et dans l’après-midi. C’est la raison pour laquelle les Mauriciens les plus aisés possèdent un réservoir d’eau, qui leur assure une fourniture plus régulière.
Les nombreux «beach resorts » et « villas IRS » qui poussent à la dizaine aux quatre coins de l’île aggravent donc le problème, qui n'est pas pris en considération par les promoteurs. En effet, ces nouvelles constructions sont bien plus consommatrices en eau qu'une maison mauricienne ordinaire, puisque toutes leurs chambres ont leur propre salle de bain à vasques multiples, douche et baignoire, et que chaque unité a sa piscine privée, voire son jacuzzi, le tout au milieu de jardins qui doivent rester verts et fleuris…

...Situation d’autant plus clivante que le prix d'un logement IRS représente des centaines d’années de travail du Mauricien lambda, ils sont donc de fait réservés a une clientèle étrangère.


Ci-dessus - Coupures d'eau: les habitants de L'Espérance expriment leur mécontentement.
Vendredi 5 novembre 2010 (L'Express)


Les « IRS »

IRS : Integrated Resort Scheme.

Deux principaux partis politiques s’affrontent à Maurice. Durant la campagne législative de 2005, l’un de ces partis propose pour la première fois d’autoriser la vente de biens immobiliers aux étrangers, mais uniquement à l’intérieur de vastes enclos coupés du reste de l’île, les IRS. L’autre parti s’y oppose farouchement, et est élu. L’année suivante, il autorise pourtant la construction des IRS.

Depuis, des centaines d’hectares de terres sauvages, dans les plus beaux sites de l’île, ont été « développés » pour les non mauriciens, qui seuls ont les moyens financiers d’acheter les terrains, appartements et maisons (dites « villas IRS »).

A peu près un quart des projets ont été réalisés jusqu’ici, sur une superficie qui totalise des centaines d’hectares. A terme, ce sont des milliers d’hectares qui, d’espaces naturels et tranquilles, deviendront des parcs à étrangers un peu partout sur l’île. La modification du paysage, à l’échelle de la petite île Maurice, est d’une ampleur sans précédant.

Phénomène inconnu jusque dans les années 2000, ces projets s’accompagnent de bouleversements irréversibles du pourtour côtier : plages artificielles, creusement de marinas, destruction de la mangrove, création de récifs et îles artificielles.


Depuis 2006, la législation mauricienne ne cesse d’évoluer afin de favoriser ce phénomène ( en plus des IRS ont été mis sur pied les "Real Estate Scheme", les "Invest Hotel Scheme", et le gouvernement autorise depuis la fin de 2011 les achats dans tous les immeubles de trois étages ou plus par les non-Mauriciens).

Les promoteurs présentent des projets de plus en plus ambitieux, avec toujours plus d’appartements, « villas », centre commerciaux, lotissements, sur des superficies totalisant des milliers d'hectares… Le Maurice à taille humaine que nous connaissons encore un peu disparaît à vue d’oeil.

Saturday, December 31, 2011

Les dernières plages sauvages de Maurice menacées de « développement »

1. LA CAMBUSE
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Jusqu’à leur départ définitif de l'île le 31 mars 1976, c’est sur la plage sauvage de la Cambuse que les fonctionnaires britanniques de l’administration coloniale, basés à Vacoas sur les hauts plateaux, venaient passer le week-end.

Un conglomérat mauricien va aujourd’hui la « développer ». Pour cela, il a acquis plusieurs terrains agricoles à l’arrière de la plage. Il ne lui manqua plus qu’à demander à l’état de modifier le statut public de la plage en plage privée à bail. Classique.





Comme c'est de plus en plus fréquent (Bel Ombre, St Félix, Trou aux Biches), le tracé historique de la route côtière sera dévié loin a l'intérieur des terres: d'une part le promoteur obtient de l'état un terrain plus grand d'un seul tenant, d'autre part les Mauriciens sont repoussés loin de la mer.

La Cambuse se transformera donc en "Cambuse Village Resort": trois hôtels dits « de luxe » de plusieurs centaines de chambres, un grand centre commercial avec parking géant et des dizaines de maisons pour étrangers, dites « villas IRS ».

Mise à jour
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Juin 2015: le gouvernement vient de donner son feu vert à la construction d'un hotel de 224 chambres, sur 33 arpents, à cheval sur la plage des garde-cote et celle de la Cambuse:
- les bâtiments en béton couvriront 19,967m2
- ils feront jusqu'à 11,9m de haut (3 niveaux en béton).
- à l'occasion de la démolition des bâtiments et routes actuels, 2,500m3 de gravats seront générés, en partie utilisés sur place comme fondation, en partie jetés sur un site, pollué à cette occasion.

Ci-dessus: vue aérienne du site;





Ci-dessus: la Cambuse en 1968 et 2004: rien n'a changé

2. OMNICANE / MON DESERT-MON TRESOR
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Juste à côté, à Mon Désert-Mon Trésor, un autre conglomérat mauricien prévoit un « développement » sur 700 arpents (plus de 300 hectares). Le long de la plage, déserte jusqu’ici, pousseront donc deux grands hôtels de plusieurs centaines de chambres, des « villas » IRS, des restaurants, un parcours de golf, le tout réservé aux seuls étrangers fortunés. 

Mise à jour:
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12 juin 2015: lancement officiel de la ville voisine construite par le même conglomérat. Elle s'étalera tout autour de l'aéroport, détruira le vieux village sucrier de Mon Desert et ira jusqu'à la mer. La ville  se composera d'immeubles en béton, sur une superficie de... 4,810,000 m2 (quatre MILLIONS huit cent dix mille metres carrés).  

 La plage de Mon Désert-Mon Trésor

Les champs de canne à sucre, à Mon Désert-Mon Trésor:
 bientôt transformés en un énième parcourt de golf?

3. SAVINIA
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Enfin, encore un peu plus loin vers l’ouest, à Savinia, lieu idyllique en dehors du temps, peuplé de bœufs paisibles et de nobles badamiers, un autre conglomérat mauricien cherche en ce moment même des partenaires étrangers afin de transformer une superbe plage déserte pour de riches acquéreurs étrangers.

Ci-dessus: la partie du littoral sud encore vierge de constructions


L'exemple de Savinia:


Photos ci-dessus, Savinia:
la future marina, les futurs hôtels, la future plage artificielle...

Savinia est une ancienne plantation de canne à sucre.

Depuis longtemps annexée par d’autres sucreries, le domaine comprend de nombreux vestiges du passé, comme sa grande cheminée en pierre de taille du XIXe siècle, vestige du vieux moulin à canne, et les ruines bien conservées de la maison de maître, en pierres de taille finement agencées. Au pied de la demeure, les énormes colonnes de la varangue, éparpillées sur la pelouse, attendent depuis des dizaines d’années à être redressées.

Savinia a pour écrin un isolement qui n’existe plus ailleurs à Maurice, une tranquillité hors du temps qu’il faut à tout prix préserver de projets pharaoniques, hors contexte sur cette petite île qui n’en demandait pas tant. Car les promoteurs veulent remplacer la nature paisible de Savinia par les constructions suivantes :
  • 1 plage artificielle
  • 1 marina artificielle
  • 1 lac artificiel pour sports nautiques
  • 3 grands hôtels
  • 206 “villas” IRS pour étrangers
  • 1 clinique spécialisée
  • 1 centre de thalassothérapie
  • 1 centre de conférence
  • 1 golf  18 trous
  • 125 hectares "développés"



PUBLIC / PRIVE:
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Le problème est le même qu'il s'agisse d'un terrain public ou d'un bien privé.

En effet, les conditions initiales d'achat des terrains empêchaient de tels développements: il s'agit de terres agricoles (champ, bois ou pâturage), achetées une fraction du prix d'un terrain résidentiel, ne devant pas être construite. Si les "développeurs" payaient un droit de conversion au prix du marché, aucun projet IRS ou de smart city ne pourrait se faire.

Mais de toutes façons, ces terrains doivent demeurer vierges, car Maurice ressemble de plus en plus à betonland et la qualité de vie s'en ressent. Les Mauriciens ont trop à y perdre. Une plage sauvage est un luxe bien plus grand que n’importe quelle construction qu’on pourrait y faire.

Laissons Maurice tranquille! 

Sunday, December 25, 2011

L'embouchure de la Rivière Noire noyée sous des tonnes de béton

Des promoteurs mauriciens ont décidé de modifier à jamais le paysage du sud-ouest de Maurice.

Leurs travaux pharaoniques comprennent notamment le creusement de 33000m3 de chenaux dans le lagon de la Réserve Marine de la Rivière Noire, le bétonnage de ces chenaux, et la construction de blocs d’appartements destinés à de riches acquéreurs étrangers.

C’est ça,  « La Balise Marina ».

Ci-dessus: photo souvenir, ce paysage n'existe déjà plus

Le site, vierge puis en cours de construction


L' état mauricien a une fois encore accordé les permis nécessaires afin de bouleverser les paysages de l’île.


Avec la disparition de l’embouchure sauvage de la Rivière Noire, qui s'appelle désormais « La Balise Marina », c’est une fois de plus un territoire qui se ferme aux Mauriciens, pour devenir une enclave réservée à quelques étrangers fortunés. Et c'est surtout un espace naturel qui disparaît sous le béton.



Vision "d'artiste" du produit fini




Encore un bout de nature envolé, chèrement envolé:
le prix d'un logement achat monte jusqu'à 85 millions de roupies mauriciennes. 

Les promoteurs mauriciens ne comptent pas s’arrêter là: sur le terrain voisin encore sauvage, ils vont construire plusieurs hôtels "de luxe" et des centaines de « villas » et appartements, une fois encore destinées à des acquéreurs étrangers.

Le luxe, n'est-ce pas plutôt le respect de son pays?

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http://www.lemauricien.com/article/la-balise-marina-des-travaux-provoquent-la-col%C3%A8re-des-forces-vives-et-des-p%C3%AAcheurs-rivi%C3%A8re-n

Information du 25 Décembre 2011 (L'Express): Balise Marina à Rivière-Noire : Les promoteurs ont eu gain de cause en Cour suprême et les travaux interrompus en août pourront reprendre.

Le juge Eddy Balancy a rejeté la plainte logée par des pêcheurs et les Forces Vives de Rivière-Noire qui contestaient la construction de la Balise Marina à Rivière-Noire: http://www.lemauricien.com/article/la-balise-marina-gain-cause-aux-promoteurs


"Le Bal du dodo" : un dodo pour toujours?



Le sud-ouest de Maurice allie une nature sauvage à des richesses historiques uniques au monde. On y trouve un lieu magique, la « Batterie de l’Harmonie » : des salines en pierre, un château colonial (le Château Koenig), un four à chaux ou encore une batterie de canons, endormis sous le soleil brûlant de la Rivière Noire, le long d'une plage déserte.  


  
Le charme de la Batterie de l’Harmonie sut conquérir l’écrivain français Geneviève Dormann. Elle y situa l’action du roman qu’elle consacra à Maurice, le Bal du Dodo, primé par l’Académie Française.

Durant plusieurs années, Madame Dormann résida au Château Koenig lors de ses séjours mauriciens. C’est cette maison qui servit de modèle à « l’Hermione » de son roman.


Ses murs épais en pierre de taille, ses parquets à chevrons de teck, sa tour biscornue face au couchant font du Château Koenig un lieu exceptionnel à Maurice. L’état y entrepris une désastreuse « rénovation » après avoir pris possession du lieu en 1999. La bâtisse est aujourd’hui à l’abandon.


Derrière le château, les salines en pierre de taille du XVIIIe siècle reflètent les montagnes du sud-ouest de l’île depuis près de 300 ans. Taillées à la main au XVIIIe siècle dans la pierre de lave, les salines françaises furent défendues un siècle plus tard par une Tour Martello toute britannique.  



Ce lieu magique conduit à une longue plage sauvage de sable blond, encadrée par le Morne Brabant et la Tourelle de la Mivoie.


crédit photo : StaZerYan (panoramio)


C’est là que l’un des principaux groupes hôteliers mauriciens compte construire des centaines de « villas », plusieurs golfs et hôtels « de luxe ».

La première étape verra la construction de pas moins de… 220 maisons destinées aux acquéreurs étrangers et un hôtel cinq étoiles.

Bien sûr, un parcours 18 trous remplacera la savane sèche de Rivière Noire aux herbes hautes et jaunes.  Et nous verrons surgir un golfeur en chaussures bicolores sur un green sans défaut, là où le Lion de Kessel n’aurait pas détonné.  


Développement ? Terme galvaudé par excellence.

Laissons Maurice un peu tranquille.




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Reportage photo sur la Batterie de l'Harmonie:
 http://mauricepascaletmoi.blogspot.com/2011/03/une-saline-sans-sel.html

Le bal du Dodo: