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Tuesday, December 4, 2012

Toujours plus d'IRS: des centaines d'hectares de plages mauriciennes bétonnés dès 2013

La Prairie, près du Morne, encore intacte... 
On va construire aussi bien sur les collines que la plage 
et meme... creuser la côte et créer des iles artificielles!

Tandis qu'en ce moment même des dizaines de chantiers continuent de bétonner des centaines d'hectares de cote sauvage, les promoteurs mauriciens et étrangers continuent de mettre sur pied toujours plus de projets visant à détruire les paysages mauriciens pour un profit de court terme et de courte vision. 

Ainsi les projets décriés voici quelques mois (voir Accélération de la construction d'hôtels à Maurice) se concrétisent les uns apres les autres pour 2013-2014.

Quelques exemples:

1/ AU NORD:
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a) A Mon Choisy: les constructions en béton couvriront 376 hectares actuellement boisés ou sous culture de canne à sucre.
            - creusement d'un chenal dans la plage publique de Mon Choisy pour y construire 2 marinas artificielles enjambées par des ponts afin de permettre aux voitures de circuler,
             - construction de 2 hôtels et de centaines de maisons et appartements.

b) A Anse-La-Raie: construction sur 20,550m2 de dizaines de batiments residentiels au bord de l'eau

c) Pointe aux Canonniers: construction de 264 appartements sur un terrain vierge boisé face à la mer


2/ AU SUD:
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a) A La Prairie - Modification et bétonnage en profondeur du tracé côtier naturel
Phase 1:
           - Marina artificielle dans le fjord de Macondè,
           - 150 "villas" dans les collines,
           - 20 iles artificielles avec chacune une "villa",
           - 100 appartements sur des iles artificielles
Rappelons que 2 autres projets d'hôtels et des dizaines de logements dits "de luxe" seront construits à Baie du Cap prochainement


b) A Savinia - Destruction de kilometres de cote sauvage:
Phase 1 (entre autres constructions):
           - 206 "vllas"
           - 3 hotels
           - une plage artificielle
           - un lac artificiel
           - une marina artificielle
           - un golf
           - un canal artificiel

c) A Mon Tresor - Transformation d'une cote sauvage en cote bétonnée vendue a des étrangers
Phase 1:
           - 2 hotels
           - des centaines de "villas"
           - une marina artificielle
           - un golf

d) Au Chaland, Currimjee Jeewanjee va de l'avant avec la construction d'un premier hôtel sur la plage publique (!) du Bouchon sur 14 hectares. La demande de permis a été déposée le 1er novembre 2012. C'est la phase 1 d'un projet privé qui sera construit au tiers sur des terres publiques et verra la construction d'un deuxième hôtel, d'un centre commercial et de dizaines de bâtiments résidentiels en béton.

Tous ces projets ne sont que quelques exemples. Des milliers d'hectares de cotes sauvages sont en train d'être ou seront bétonnés dans les mois et années a venir à Maurice.

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CI DESSOUS: MON TRESOR EN 2012, AVANT LE BETON








CI-DESSOUS SAVINIA EN 2012, AVANT LE BETON









CI-DESSOUS: LA PRAIRIE EN 2012, AVANT LE BETON








Voir aussi un autre exemple parmi d'autres des destructions qui ont lieu en ce moment: Azuri à Haute Rive - arrachage de la mangrove, bétonnage de la cote, construction de centaines d'appartements en béton - Azuri : Ah zu ne ris plus, mais alors plus du tout)


Wednesday, August 1, 2012

Agence France Presse: un regard critique sur Maurice

http://www.youtube.com/watch?v=HTXfXJDP0BQ


Les hôtels dits "de luxe" de Maurice, des "forteresses géantes" selon l'AFP. 
Construites derrières des murailles infranchissables, elles cachent la mer à jamais. 

Ici, le St Regis a pris (encore un bout de) la plage du Morne aux Mauriciens.


Malgré une erreur (Maurice ne doit pas son développement qu'au tourisme contrairement à ce qui est dit) ce reportage de l'AFP montre que la construction d'hôtels, loin de ralentir, s'intensifie afin de doubler le nombre de touristes de 1 à 2 millions (!) d'ici 2015.

Rappelons qu'en 1994 une experte dépêchée par l'ONU avait conclu que Maurice avait atteint son seuil de saturation touristique. L'ile accueillait alors "seulement" 400,000 touristes...

Conclusion de ce reportage: "Maurice est désormais perçue comme une ile peu préservée, un frein pour les touristes à la recherche d'authenticité".






La plage publique n'est plus publique du jour au lendemain: 
Construction de l'hôtel St Regis sur la plage publique du Morne en 2012

Les gouvernements successifs ne se préoccupent pas des points suivants:
  • Corruption pour obtenir permis et autorisations (et pour cause)?
  • Vision de court terme?
  • Tout à l'égout inexistant ou insuffisant?
  • Réseau routier saturé?
  • Décharges publiques saturées?
  • Fourniture d'eau erratique? (En été les Mauriciens subissent d'importantes restrictions quand les normes touristiques exigent baignoires, piscines et jardins paysagers)
  • Paysagisme public inexistant?
  • Plan d'occupation des sols inexistant?
  • Permis de construire aléatoires?
  • Réduction dramatique des plages publiques?
  • Travaux titanesques dans la mer à l'aide de machinerie lourde modifiant à jamais le lagon?
  • Extraction de sable et destruction des rochers naturels dans la mer par les hôtels?
  • Systématisation des plages artificielles?
  • Pollution des sols et du lagon?
  • Destruction de la barriere de corail et des mangroves?
  • Extinction de la vie marine?
  • Disparition des habitudes et traditions culturelles mauriciennes?
  • Disparition des paysages mauriciens authentiques ?
  • Murailles de Chine le long des cotes pour cacher hôtels et résidences IRS pour étrangers?
  • Disparition de la mer, les Mauriciens ne la voient plus qu'en photo
  • Difference de pouvoir d'achat créant de la frustration?
  • Dépréciation volontaire continuelle de la roupie par rapport aux devises pour attirer les touristes? (Il y a quarante ans, la roupie mauricienne vailait plus que la livre sterling. Elle vaut aujourd'hui 50 fois moins) 
  • Agressions sexuelles, vols et même maintenant meurtres de touristes?
  • Agacement voire hostilité croissante de la population face aux touristes?
  • Depreciation de l'ile Maurice, banalisée a coup de bétonnière, de manque de vision et de tourisme de masse.
  • Et pendant ce temps, patrimoine historiques et paysages authentiques détruits tous les jours tant par l'état que les particuliers, ce qui enlève tout intérêt à visiter l'ile, qui n'intéressera à l'avenir (OU PAS) seulement pour ses plages (de plus en plus artificielles) très aménagées, frangées de transats en plastique sous des parasols en plastique, et plantées uniquement de cocotiers calibrés en pépinière.

Thursday, February 9, 2012

A Maurice, la nature recule, le néo-colonialisme avance

Destruction du chassé de la Petite Rivière Noire

Le chassé de la Petite Rivière Noire disparaît,
 il va être transformé en hôtel et maisons IRS

Voici (ENCORE) un "IRS" qui supplante la nature:
Le chassé de la Petite Rivière Noire disparaît. Une fois transformé en enclave « IRS », il s’appelera Little Black River Lodges. Ainsi en ont décidé les propriétaires mauriciens du terrain.

Little Black River Lodges couvrira une superficie de 75 hectares : à la place de la forêt, on va construire :
-        93 « villas »
-        1 hôtel
-        1 spa
-        1 parcours de santé
-        des bâtiments sportifs.

Chaque « villa » fera entre 350 et 400 mètres carrés.

L’investissement (qui comprend les travaux d’infrastructures, eau, électricité, routes, bâtiments) se chiffre à environ 4 milliards de roupies (plus de 100 millions d’EURO) Les travaux dureront trois ans.
 
Les futurs acheteurs viennent d’Asie, d’Europe et d’Afrique du Sud. Pas de Maurice.

Des dizaines et des dizaines et des dizaines de méga-projets d’enclaves étrangères (IRS et RES) ont déjà été approuvés par le BOI:
http://mauricederrierelacartepostale.blogspot.com/2012/02/acceleration-du-developpement.html





Le chassé de la Petite Rivière Noire en 2009,
avant le béton et l'asphalte.

CHASSE
A Maurice, les chasses sont appelées « chassés ». Il s’agit de vastes espaces naturels théoriquement inconstructibles couvrant souvent des centaines d’hectares de bois et savanes, de montagnes et de vallées. Les cerfs et les cochons-marrons, les oiseaux et les chauves souris, les macques et les reptiles indigènes y côtoient le chasseur. Deux mois par an seulement, en hiver, ce dernier vient limiter les hordes de cerfs de java. Les règles régissant la chasse sont strictes, l’age du gibier est contrôlé et il existe un quota à respecter. Le reste de l’année, les chasses forment les paisibles poumons verts de Maurice. Mais pour combien de temps ?

IRS
Depuis la loi de 2006 autorisant la construction d’hôtels, maisons et appartements pour non-mauriciens, sur n’importe quel type de terrain et n’importe ou sur l’île, le vert recule vitesse grand V. De hauts murs se multiplient qui cachent du regard ces enclos pour riches étrangers. A un rythme inconnu avant 2006, l’état mauricien, à travers le Board of Investment (BOI), autorise tout et n’importe quoi. Les terrains agricoles, les pâtures et les forêts se changent en "IRS" en un claquement de doigt : c’était une plage publique, un champ de canne a sucre, une chasse? Ca devient une enclave pour ultra-riche en terre mauricienne.

NEO-COLONIALISME
Adieu forêts, savanes : bienvenue a IRS Land. Ou comment, quarante ans après son indépendance, l’île Maurice est colonisée à nouveau par une armée de maisons, appartements, centres commerciaux et hôtels en béton en lieu et place de nos plages et forêts. Les riches étrangers achètent, et le cœur de Maurice ne bat plus comme avant.

Le chassé de la Petite Rivière Noire en 2009

2012. C’est la curée. Propriétaires et promoteurs sont sur les rangs. Il faut développer, tout développer, construire, vite, maintenant, ériger des murailles, dévier des routes, bétonner les plages, vendre surtout, vendre toujours plus aux étrangers qui, inconscients de ce manège anti-mauricien, pensent avoir trouvé dans notre île leur paradis rêvé.

Mais le paradis n’existe pas. Plus à Maurice en tous cas.