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Tuesday, September 17, 2013

Ca y est! La plage publique de Balaclava, c'est fini.

Souvenir de 2006,
Photo prise sur la plage publique qui n'existe déjà plus


Il y a plusieurs années déjà, la plage publique de Balaclava a été "disproclaimed", selon la terminologie juridique mauricienne, et offerte par l'état à l'hôtel Oberoi voisin. voir cet article: La dernière plage publique de Balaclava n’est plus publique

A présent, ce dernier va commencer la construction de bâtiments neufs en béton et fermer par un mur d'enceinte ce qui fut la toute dernière minuscule plage publique de Balaclava.

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Il y a 30 ans à peine, Balaclava c'était des kilometres de plages sauvages frangées d'arbres centenaires. Aujourd'hui, plus rien n'est accessible aux Mauriciens.

Et dans les années 2000, le rivage depuis longtemps livré au béton des hôtels a aussi subi l'assaut des caterpillars et autre machinerie lourde afin de 
- détruire les rochers de basalte millénaires pour la création de plages artificielles
- créer des passages pour les "boat house" des hôtels à travers le récif corallien. 

Voir les articles suivants à ce sujet:
Carnage dans le parc marin de Balaclava. 
Hotel Intercontinental, Balaclava 
L'hôtel Grand Mauritian s'attaque à la côte de Balaclava

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Balaclava, c'est fini... Maurice, c'est presque fini!

Pour être précis - et REALISTE, vu
- la masse de projets prévus pour les toutes prochaines années,
- leur ampleur et
- leur emplacement,
il suffira de 10 ans seulement afin que la vie à Maurice devienne impossible pour qui aime les plages tranquilles, les beaux paysages, l'authenticité et le patrimoine.

Adieu mon pays!





Friday, February 3, 2012

La dernière plage publique de Balaclava n’est plus publique

Photo souvenir prise à Balaclava en 2006:
Plus de plage publique, plus de Mauricien fumeur;
plus de Mauricien fumeur, plus de souvenir.

En toute discrétion et depuis 2009, la dernière portion de plage encore publique de Balaclava est devenue privée.

Balaclava, c’était encore il n’y a pas si longtemps des kilomètres de plages publiques désertes.

Un nombre sans cesse croissant de méga-hôtels occupe l’intégralité de ces plages aujourd’hui :
-        Maritim,
-        Victoria
-        Meridien
-        Grand Mauritian
-        La Plantation
-        Intercontinental
-        Angsana Resort
-        Oberoi
-        Melia Villa
-        etc…

La plage "publique", aujourd'hui privée

Tous ont construit des murs le long de la plage, certains ont fait détruire à coup de tractopelles le récif corallien pour permettre les sports nautiques de leurs clients et/ou construit des plages artificielles (Intercontiental, Grand Mauritian), d’autres encore ont enlevé d’énormes rochers basaltiques qui se trouvaient dans le lagon depuis des centaines de milliers d’années et donnaient au lieu son identité.

Le reliquat de plage (150 mètres de long) encore accessible aux Mauriciens, coincé entre les murs des immenses hôtels Victoria et Oberoi, a donc été cédé à bail au groupe hôtelier Indien Oberoi : « C'est notre terrain, nous pouvons en faire ce que nous voulons. Mais dans l'immédiat, il n'y a aucun projet de développement », indique un responsable de l’hôtel Oberoi.

La petite portion de plage en jaune était tout ce qui restait aux Mauriciens;
les plages en rouge représentent 4 kilomètres environ.


Thursday, February 2, 2012

Le “remplissage”, une bombe écologique pour Maurice


En plus d’être immorale et illégale, la pratique du « remplissage » dans les espaces naturels de Maurice est aujourd’hui courante.

A Maurice, on désigne par « remplissage » le fait d’utiliser tout et n’importe quoi pour combler un terrain : gravats, bouts de béton, déchets en tous genre.


Les mares qui se situent à l’arrière des plages sont un espace de choix pour ceux qui pratiquent le « remplissage » : à Peyrébère, les camions qui déblaient les chantiers de construction du nord de l’île déversent quotidiennement des tonnes de déchets polluants dans les anciens marais. Car une fois comblées, ils deviennent des terrains constructibles à forte valeur ajoutée.

Problème : les mares, marécages et marais de l’île, situés a l’arrière des plus belles plages (Grand Baie, Flic-en-Flac, Roches Noires, Anse-La-Raie, Pointe d’Esny etc) sont les poumons de l’océan. C’est grâce à la respiration de ces mares que nous avons les belles plages que nous connaissons. Que se passera-t-il lorsqu’elles seront toutes bouchées par des milliers de tonnes de déchets polluants ? Dans les années 1970, on faisait encore de la planche à voile dans les marécages de Peyrébère. Aujourd’hui, on ne peut plus faire que du « béton… statique ». Même chose à Flic-en-Flac, même chose à Grand Baie où pullulent les lotissements à l’emplacement des anciennes mares.

Et les Mauriciens ne comprennent pas ce qui provoque l’érosion importante dont pâtissent les plages de Maurice.

Observez les plus belles plages du monde. Elles portent souvent un nom associé au sel. A St Barthélemy, à la Martinique par exemple, la plus belle plage s’appelle Les Salines : cela parce que des marais se trouve a l’arrière de la plage : pas de marais, pas de belle plage.

St Barthelemy (Antilles)

Plage des Salines (Martinique, Antilles)

A Arsenal, au Nord de Maurice, plusieurs propriétaires ont décidé de combler des terrains qui jouxtent la Rivière du Tombeau. Depuis plusieurs mois, un ballet incessant de camions fait le va et vient entre des chantiers de démolition/construction et les berges de la rivière. Elles sont comblées en toute illégalité. Ces terrains étaient en pente et inconstructibles, ils deviennent de vastes déserts stériles, sales et pollués, mais constructibles.






Que se passera-t-il en cas d’inondation ? Lors des cyclones, la Rivière du Tombeau sort de son lit pour se transformer en large torrent qui emporte tout sur son passage. Sans les larges berges qui la bordaient, où ira ce trop plein d’eau en furie ? Quelles maisons la rivière ira-t-elle noyer ? Et si le « remplissage » du propriétaire hors la loi est emporté par les flots, que se passera-t-il lorsque la rivière sera bouchée par des milliers de tonnes de ciment se dirigeant tout droit vers les plages de Balaclava, déjà malmenées par les hôtels qui y ont fait détruire la barrière de corail et extraire les rochers de basalte du lagon ?





Observons au passage la pollution ordinaire de la rivière, au nom de plus en plus adéquat:





Le même phénomène se répète, toujours au Nord de l’île, à la sortie du village du Vale, près d’Union Daruty. Plusieurs propriétaires comblent les terrains situés en contrebas de la route afin de construire, sur le piédestal en ciment ainsi constitué, de vastes bâtiments en béton. Ils ont rattrapé le décalage par rapport au niveau de la route au moyen d’une pollution majeure des sols.

Maurice : une île dont le peuple, trop souvent sans scrupule par rapport au beau patrimoine dont il était dépositaire, lui a fait perdre son titre de Perle de l’Océan Indien. Car une perle en ciment, cela n’existe pas.

Monday, September 26, 2011

Hotel Intercontinental, Balaclava



Hôtel Intercontinental (Balaclava, Ile Maurice)

Dégradations irréversibles causées par l’hôtel :

-        destruction de la barrière de corail en face de l’hôtel afin de permettre le passage de bateaux (les grosses machines ont soulevé tant de sable et sédiments en détruisant les coraux que ceux-ci sont morts sur une zone bien plus vaste)

-        destruction du rivage naturel en pierres basaltiques et construction de plages artificielles

Avant l'implantation de 7 hôtels dits « de luxe », Balaclava était une paisible plage frangée de vieux arbres. Aujourd'hui, devant les grands bâtiments en béton s'étale un cimetière sous-marin.

Voir Reportage Thalassa France 3 du 23 avril 2010


Intercontinental Mauritius Resort (Balaclava, Mauritius)

Irreversible degradations caused by the hotel:

-        destruction of the coral reef opposite the hotel to create a channel for boats (the amount of sand and sediments disturbed by the heavy machinery resulted in the mass destruction of the corals way beyond the spot dug by the hotel)

-        destruction of the natural basaltic stone shoreline and construction of artificial beaches

Before the construction of 7 so-called luxury resorts, Balaclava was a peaceful beach fringed by old trees. Today, at the foot of large concrete buildings lays an underwater cemetery.

See video - "Thalassa" TV show aired on 23 April 2010



Ci-dessus: plage et rochers artificiels